Dream Nation, au cœur du rêve.

On se remet à peine, une semaine après qu’ai eu lieu la Dream Nation pour sa quatrième édition, qui s’est carrément vue Sold Out. Le plus grand évènement annuel mélangeant le meilleur de la scène rave n’a laissé personne indifférent. Une telle soirée ne peut passer inaperçue et garantit à son organisation un challenge de taille. Alors, pari réussi ? Ce qu’on peut assurer, c’est que l’ambiance était au rendez-vous et que le monde réuni pour l’occasion ne laissait pas le doute possible : Dream Nation a fait salle comble, enfin salles combles.

On va pour ce report se concentrer sur la scène bass, forcément. Avec un lineup colossal, on a eu droit cette année à des pointures telles que Svdden Death en B2B avec AFK, Rusko, Modestep, FuntCase et les monstrueux showmen Skism & Trampa dans un b2b visuel de folie. Les avis seront un condensé de toute l’équipe et d’ailleurs du public et de ce que l’on a pu entendre, n’ayant pas tous pu accéder à certains sets. Qu’importe, le reste de la soirée ayant été au top, ces quelques aléas n’empêchent en rien de profiter du reste du festival.

 

Mention spéciale à notre frenchie Shred pour son ouverture, on regrettera juste l’ouverture tardive des portes qui n’a permis au public de ne voir que la moitié de son set. Ce jeune DJ a assurément une place à s’assurer dans les soirées pour les années qui viennent. Un set destructeur et tellement imprévisible de la part d’un jeune plein de talent. On aime.

Tomo-Photograpics | Tribudenuit.com

 

Nous entrons alors dans le gros du sujet. Place à Niveau Zero, le co-fondateur de Chateau Bruyant Records mais aussi plus récemment Raw Audio Distortion.

C’est un pilier du Dubstep Francophone avec notamment des collabs avec Figure et KRIMER sorti sur Never Say Die: Black Label ou encore plusieurs release chez Buygore.

La salle commençait véritablement à se remplir aux doux sons ravageurs de Niveau Zero. Une musicalité particulière se fit entendre dans les Docks à base de passages mélodieuses et de drops ultra violents donnant une envie présente de Headbang à tout va. On sentait peu à peu que le public prenait place aux Docks.

Le set proposé par Niveau Zero est une réussite totale et nos oreilles ont bien kiffé.  On note aussi le passage de quelques ID qui nous a détruit la figure……eheh.

On attends avec impatience la sortie de son nouvel EP en 2019 et de sa très attendue et violente collab avec notre meilleur ami Zblu !

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Après ça, à 23h pour celui qui était sans conteste l’un des plus attendus, le b2b Svdden Death x AFK. C’était génial, tellement que les vigiles et les barrières n’ont pas pu laisser continuer les headbang, les barrières ayant littéralement reculé de 2 mètres. Ça restait un moment magique au travers d’un set plus que varié, à la fois sur le plan musical et visuel. Assurément Svdden Death s’impose comme l’un des boss de cette génération d’artiste et AFK donne à ce set une dimension épique.

 

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Pas le temps de retenir notre souffle ! Nous avons assisté à un B2Black de légende. Ils n’ont plus rien à prouver en solo. Leur maîtrise de la platine font d’eux de véritables monstres de scène. Skism & Trampa sont à Paris !

Leur alliance est une réussite (doux paradoxe) pour nos tympans. On peut d’ailleurs noter une référence probable à l’illustre label Black Label dont Skism est l’un des créateurs. Nous avons donc eu à faire au boss de Never Say Die accompagné du jeune prodige Trampa. Leur style et leur univers dantesque ont retourné la bass stage. Des basses omniprésentes et des infrastructures tremblantes qui faisaient gronder le sol au rythme du son, c’était ça ce set destructeur : visuel et auditif.

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Le retour du King, 6 ans sans passage sur Paris . Sans trop chercher s’immiscer dans sa vie personnelle, Rusko a du mettre sa carrière en pause à cause d’un cancer. Il annonce en octobre 2017 avec brio sa victoire contre ce dernier ! (Mais cela ne nous regarde pas.*)

C’est plus qu’une agréable sensation de le revoir derrière les platines, vivant plus que jamais sa passion !  Nous avons vécu un retour nostalgique aux bases du dubstep que l’on connait aujourd’hui. Un moment chargé en émotions.

C’est par le cœur que Rusko nous a saisis, un set maitrisé rempli de wobble. Un tempo plus lent, la cage thoracique qui vibre à  140bpm, une osmose entre public et dj.

L’ambiance était unique, un très bon retour aux sources pour toute l’équipe Dubstep.fr ! Merci Rusko !

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Après une interview,  Modestep a délivré un set énervé et futuriste, des drops de l’enfer qui ont fait rugir la salle. Comme on pouvait s’y attendre l’ambiance était au rendez-vous. Le duo Anglais a retourné la foule comme il se doit. Faisant trépigner le public à l’approche de chaque drop pour le sortir toujours plus sale.  Après Back 2 Black, du sale dans la salle. (Les jeux de mots dérivés ne sauraient être tenus de notre fait).

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Pas besoin de le présenter. T’es fatigué, c’est la fin de soirée, c’est ce dernier set. Ce dernier set qui te fracasse une dernière fois avant de rentrer chez toi avec ce cher M12, tous en pls, en uber si t’as un peu plus de chance. Bref. Funtcase, un set de brut, cassage de crâne assuré.  Heureusement que c’était le dernier, plus tôt aurait été trop tôt.

Tomo-Photograpics | Tribudenuit.com

 

Un mot à dire après tout ça ? Oui, on s’est dit qu’entre l’avis du public et le notre on pourrait également demander l’avis de Lorris, l’un des organisateurs de la scène bass.

Tout comme nous, ce qu’il a préféré c’est le retour de la légende Rusko, le plaisir était par ailleurs réciproque.

Après  8 années d’absence, un gros retour old-school. Personne ne s’attendait à cette osmose entre le public et l’artiste.

Le gros plaisir de l’orga’ ?

L’ambiance survoltée  et géniale, malgré les quelques aléas cités, ce qui reste un éternel problème pour une organisation de cette envergure. Dans l’ensemble, les félicitations reçues et le ressenti global nous pousse à vouloir toujours améliorer ce festival.

 

Dans l’ensemble c’était le pied, malgré la surpopulation de certaines salles et le manque de Headbang, on s’est éclaté. Une scène bass magique au son propre et aux visuels justes dingues.

Une 5ème édition qu’on n’oubliera pas, un line up qui nous a plus que ravis et une ambiance extraordinaire.

On en profite pour remercier l’organisation pour l’invitation et les sushis qui ont rendu cette soirée encore plus magique.

 

Crédit photos : Tribudenuit

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