Murda est un artiste qui a popularisé son style de Dubstep à travers le monde avec des pépites comme « The Ball Licker » ou encore « The Toog Anthem« . Sa proximité avec des labels comme NSD: Black Label, Disciple en passant par Prime Audio en font une personnalité reconnue pour son travail et des sonorités toujours plus agressives, appuyées par un mix de qualité. Voici les quelques mots d’un producteur à plusieurs facettes.

 

1. Qui est Murda ? 

Je m’appelle Tommy, je suis né à Southampton en Angleterre et je fais de la musique depuis un peu plus de 5 ans, je joue en soirée depuis à peu près 2 ans.

 

2. Pourquoi as-tu choisi de produire du Dubstep ?

J’ai commencé à faire du Dubstep il y’a 4 ans: la première année je me suis focalisé sur l’apprentissage du séquenceur Image Line Fl Studio  et les bases du mix. Si j’ai choisi ce genre musical c’est en partie grâce aux sonorités de Xkore, un artiste qui m’a vraiment influencé par son travail. J’apprécie le côté dramatique du Dubstep et sa diversité en terme de contenu. J’écoute vraiment différents styles du deep au riddim, il faut rester ouvert!

 

3. Tu as un style  unique, comment le définirais-tu ?

En général, le public reconnaît dès la première écoute mes tracks. J’apprécie le fait d’avoir un style qui se démarque et d’en avoir des retours positifs. J’essaye également d’être le plus éclectique possible en termes de « fréquences » dans mes productions.

 

4.Que penses-tu de la scène Dubstep ? et du Riddim ?

J’adore la scène ! On y observe une cohésion très forte, la volonté d’aider prime avant le reste. Des « dramas » peuvent arriver mais cela arrive dans tous les milieux! Le Riddim étant un sous-genre du Dubstep, je les présenterais comme une scène commune.

 

5. Pourquoi as-tu pris la décision de lancer ton alias TOOG il y’a maintenant cinq ans ? 

(rires) À l’origine, je me suis lancé dans ce sous-genre pour mon plaisir! Le public a vraiment lutté pour découvrir qui se cachait derrière les platines, j’ai trouvé ça assez amusant. Ce projet parallèle c’est la rencontre de Murda avec les sonorités du Riddim. Mais pour continuer à satisfaire mon public de la première heure, j’en ai fais un alias différent.

 

6. Le sous-genre Riddim grandit de jour en jour, quel sont tes hypothèses à propos de l’avenir de la scène ?

Je me souviens des origines du mouvement et tout s’est accéléré en peu de temps. C’est incroyable de voir le nombre de personnes investies quotidiennement dans le genre et j’imagine que les prochaines années seront positives pour tous. La musique et son Histoire en seront profondément marquées, c’est une certitude.

 

Ignition & Inversion NYE by Kaka Lee
Ignition & Inversion NYE by Kaka Lee

7. Tu as réalisé ta première scène avec Samplifire sous ton alias TOOG. Une tournée uniquement dédiée au Riddim semble être la seule option ?

Oui, j’ai envie de jouer avec Samplifire sous nos noms TOOG & GOOT ! Nous sommes actuellement en train d’étudier la question du VISA et c’est assez fastidieux.

 

8. Un EP est-il en cours de préparation ?

Oui j’en ai, le label n’a rien annoncé encore mais gardez les yeux ouverts pendant Juin ou Juillet, un nouvel EP arrive!

 

9. Des projets actuellement en cours avec d’autres producteurs français ?

Je me suis récemment rapproché d’Ivory et de Vokt et rassurez-vous, les français n’ont absolument rien à envier aux musiciens étrangers ! (rires)

 

10. Des souvenirs de soirée mémorables ?

Pour l’instant, je n’ai pas encore vécu de mauvaise expérience lors dévénements . A contrario, entendre la foule en liesse lors de mon set à la Animalz (en b3b avec Samplifire et Oolacile NDLR) m’en a forgé un véritable retour positif. J’ai rencontré des gens passionnés et véritables grâce à la musique et ça aussi c’est incroyable!

 

11. Travailles-tu sur d’autres projets ?

Toutes mes productions expérimentales ou mes beats je les produis sous le nom HEIRLOOM. J’adore produire ce type de contenu différent du Dubstep, alors n’hésitez-pas à me donner des retours sur Soundcloud.

 

12. As-tu des aspirations particulières concernant une éventuelle tournée aux États-Unis ?

Pour être honnête, ça serait l’occasion de réaliser un véritable rêve! De nombreux amis y vivent et progressent à une vitesse incroyable puisque le public y est plus important. J’imagine que ma musique pourrait s’y étendre et me permettre de jouer avec davantage d’artistes. Mais j’ai de nombreuses personnes à aller visiter d’abord!

 

13. Niveau production, utilises-tu un VST en particulier ?

Mes armes de prédilection sont Fruity Granulizer ainsi qu’OTT d’Xfer Records. La synthèse granulaire et la compression sur différentes bandes du spectre audio sont parties intégrantes de ma musique: elles me correspondent parfaitement.

 

14. Des conseils pour les jeunes musiciens ?

Ne vous arrêtez jamais de travailler et recherchez-vous une place dans la scène. Il y’a de plus en plus de personnes qui travaillent avec ce style musical et affirmer son identité n’a jamais été aussi difficile. Il faut trouver les sonorités qui vont te permettre de te différencier des autres si tu veux te démarquer. Ne baisse jamais les bras parce que cela peut arriver!

 

15. Quels sont les conseils que tu peux apporter à un jeune producteur?

À mes débuts, je ne réfléchissais pas autant qu’aujourd’hui et je connaissais pas assez bien la scène, peut-être parce que j’étais jeune. J’ai envoyé des liens Soundcloud à des personnes qui ne me connaissaient pas et ce, sans véritablement me présenter. J’ai appris à mes dépens que cela brusquait les gens en raison d’une absence de professionnalisme de ma part. Si tu veux que ta musique soit diffusée tu dois te présenter et parler aux gros artistes « d’humain à humain » et pas à un nom. Ne leur envoie jamais ta musique comme si tout était acquis, c’est assez mal vu.

 

16. Un dernier mot à adresser au public ?

Je vous remercie pour tout le soutien que vous m’avez apporté ! N’hésitez pas à écouter le contenu qui va arriver pendant cette année. Je vous aime.

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